Les opposants au projet de terminal maritime sur la rive nord en colère


Publié le mardi 23 octobre 2018 à 20 h 03

La décision de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale d’autoriser la construction d’un possible terminal maritime sur la rivière Saguenay provoque de vives réactions.

Des citoyens du chemin de la Batture, dans l’arrondissement de La Baie, sont en colère contre la ministre de l’Environnement, Catherine Mckenna, qui a donné le feu vert au projet.

Les opposants estiment que la construction d’un troisième port va complètement abîmer la beauté du fjord du Saguenay.

 Tout ça, c’est notre image de marque. Autrement dit, on va amocher notre image de marque pour un projet incertain comme ça et on les a les infrastructures. On a payé très cher pour le port de Grande-Anse, collectivement, et c’est utilisé à 20 % les infrastructures qui sont là , explique Pierre Gilbert, membre du Collectif de la Batture

Ces inquiétudes sont partagées par le Collectif de l’Anse-à-Pelletier qui questionne le bien fondé de ce projet depuis 2013.

 Pour nous, les citoyens, on va continuer à essayer de faire la démonstration que de faire un mur de 65 mètres de haut par 285 mètres de large dans le fjord du Saguenay, pour des gens comme nous qui ont le fjord tatoué sur le corps, ce n’est pas quelque chose d’adéquat , souligne Daniel Lord, président du comité.

Arianne Phosphate satisfaite

La décision d’Ottawa était fort attendue dans les bureaux d’Arianne Phosphate au centre-ville de Chicoutimi.

L’entreprise mise beaucoup sur la construction d’un nouveau terminal maritime sur la rive nord du Saguenay pour son projet d’exploitation d’une mine au Lac à Paul.

 On était très heureux. C’est une autre étape, c’est une étape importante pour Arianne,ce qui va permettre encore une fois de dénouer certainement des négociations en cours , relate Jean-Sébastien David, chef des opérations chez Arianne Phosphate.

L’entreprise rappelle que cette autorisation d’Ottawa n’est qu’une étape dans ce projet. Si le processus suit son cours, la mine et le port pourraient être en opération d’ici 2021.

D’après le reportage de Frédéric Tremblay

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