Projet de voie ferrée de 370 kilomètres entre Baie-Comeau et Dolbeau


e Manic (Baie-Comeau) (réf. site web)
10 octobre 2018 – 463 mots
Steeve Paradis

Baie-Comeau – Innovation et développement Manicouagan (ID Manic) va de l’avant avec un projet que le préfet de la MRC de Manicouagan Marcel Furlong a évoqué durant sa campagne électorale. L’organisme a révélé mercredi qu’il déposait auprès des autorités gouvernementales le projet QcRail, qui prévoit une voie ferrée entre Baie-Comeau et Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean.

L’ambitieux projet de 1,6 G$ se veut une réponse « aux besoins exprimés par les grands industriels désirant accroître leurs volumes de marchandises et optimiser leurs opérations en reliant leurs installations directement au réseau national de chemin de fer », de faire valoir le préfet en conférence de presse.

Avec ce projet, Baie-Comeau entend devenir une nouvelle porte d’entrée et de sortie de marchandises en vrac, principalement vers et à partir de l’Europe, notamment dans le contexte de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Des navires de vrac pourraient donc se décharger ici et se charger d’un autre produit à destination d’un autre port.

ID Manic veut ainsi créer un tout nouveau corridor ferroviaire entre Baie-Comeau et Winnipeg pour faire « une vraie voie de contournement des corridors plus urbains », de souligner le directeur du développement industriel au sein de l’organisme, Guy Simard. « En créant ce corridor nordique, on va aider le réseau plus au sud à se désengorger et permettre le transport de passagers à grande fréquence », a-t-il lancé, dans un horizon plus large.

Six jours plus vite

Ce tracé ferait aussi progresser la marchandise plus vite car ID Manic évalue que le temps de transport entre Winnipeg et Hambourg, en Allemagne, serait réduit de six jours si la marchandise est transbordée à Baie-Comeau plutôt qu’à Montréal.

Dans son étude de marché, Innovation et développement Manicouagan a volontairement exclu les utilisateurs des ports de Halifax, Sept-Îles et Vancouver, ciblant plus ceux du Saint-Laurent. Marcel Furlong assure que le projet de Baie-Comeau est complémentaire à ces ports, pas en concurrence. « On veut prendre les marchandises supplémentaires ».

C’est que l’étude de marché prévoit que vers 2024, date de lancement prévue de cette voie ferrée de 370 kilomètres, les exportations de vrac vers les ports de l’est du Canada auront augmenté.

Dans les prochaines semaines, les responsables du dossier entendent consulter la population pour connaître son avis sur le projet et espèrent courtiser d’importants partenaires financiers, outre bien sûr les deux paliers de gouvernement. Le Conseil des Innus de Pessamit est également partie prenante du projet.

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