Mine Arianne: trafic maritime en hausse dans le parc marin


Le Devoir
Actualités, lundi 13 août 2018 – 318 mots, p. A4

 

Alexandre Shields

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L’examen fédéral du projet de terminal maritime où serait chargé le minerai d’Arianne phosphate permet de constater que le trafic maritime industriel augmentera de façon significative sur le Saguenay au cours des prochaines années, notamment en raison de la construction du nouveau port. Une situation qui pourrait nuire aux bélugas qui vivent dans le parc marin créé pour les protéger.

Selon l’Administration portuaire du Saguenay (APS), promoteur du projet, le  » scénario maximal  » d’utilisation du futur terminal équivaudrait à 140 navires par année en 2030. Un scénario qui signifie une augmentation de 60 % du trafic maritime, par rapport à la situation actuelle. Mais si on ajoute les autres projets en développement, dont le terminal de gaz naturel liquéfié Énergie Saguenay, plus de 635 navires pourraient remonter le Saguenay en 2030, soit une hausse de 180 %.

Après avoir évalué l’augmentation du trafic maritime et les mesures prévues par l’APS pour réduire le nombre de navires nécessaires pour le projet d’Arianne Phosphate, «  Pêches et Océans Canada est d’avis que l’augmentation anticipée du trafic maritime liée au projet aurait un faible risque d’effet négatif sur la population de béluga de l’estuaire du Saint-Laurent « , peut-on lire dans le rapport provisoire de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale.

Le ministère fédéral reconnaît néanmoins que ce  » risque  » s’ajoute aux autres éléments qui nuisent déjà au rétablissement de l’espèce, dont la pollution sonore dans leur habitat essentiel.

Expert des bélugas depuis plus de 30 ans, Robert Michaud estime que  » l’envahissement  » de leur environnement acoustique est un enjeu à prendre au sérieux sur le Saguenay, puisque ces cétacés dépendent largement du son pour toutes les phases de leur vie.

D’ailleurs, le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec ont annoncé cette année du financement pour des projets qui doivent notamment permettre de mieux comprendre comment évolue la pollution sonore dans l’habitat essentiel de l’espèce, dont le Saguenay fait partie.

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13 août 2018 - Le Devoir (site web)
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